Social. À Lomme, la fin de la grève des facteurs ?

En grève depuis le début de la semaine dernière, les facteurs de Lomme ont donné leur accord pour un retour au travail, ce mardi 1er octobre. Les négociations entre la direction et les syndicats sur le projet de réorganisation de La Poste ont duré toute la matinée.

À La Poste de Lomme, les habitudes sont plutôt de ne pas faire grève. Pourtant, cette fois-ci, le projet de réorganisation de la direction a réussi à les rassembler autour d’une même cause : non à la pause méridienne.

Voulant que ses facteurs adoptent des horaires plus administratifs avec une journée s’étalant de 10 heures à 18 heures, La Poste a tenu à mettre en place une pause méridienne obligatoire de 45 minutes pour « préserver la santé des agents et qu’ils puissent se restaurer« .

Une pause, mais non-payée

Un argument qu’entendent les syndicats, mais, pour eux, cette pause méridienne n’est pas un cadeau. « Cette pause n’est pas rémunérée et oblige les facteurs à rentrer 45 minutes plus tard chez eux. C’est autant de temps qu’ils ne pourront pas passer avec leurs enfants, et autant de temps qu’ils devront payer auprès de la nounou. C’est un vrai bouleversement pour concilier la vie professionnelle et la vie privée« , dénonce Emmanuel Bonvarlet, membre du bureau départemental du syndicat Sud.

D’autant qu’une telle pause oblige les facteurs en tournée à revenir sur un lieu déterminé par la direction pour se restaurer. « Des conditions de travail qui ne sont pas idéales avec cette nouvelle réorganisation« , assure le syndicaliste de Sud.

Un accord trouvé entre la direction et les agents

Alors après une grève de plus d’une semaine, la direction de La Poste s’est entretenue avec les syndicats. Ils sont arrivés à un accord : « nous avons obtenu une avancée. La direction revient sur sa volonté d’une pause méridienne et des horaires administratifs, mais nous craignons que cette décision ne soit que repoussée » explique Emmanuel Bonvarlet.

Les agents ont donné leur accord et sont favorables aux propositions de la direction et à un retour au travail demain.

Emmanuel Bonvarlet, syndicaliste pour Sud.

Rémi est facteur depuis quatre ans, en CDI depuis deux ans. Il a décidé de reprendre le travail après les négociations. Il nous raconte son quotidien de facteur, un métier qui demande une présence six jours sur sept, « quelles que soient les conditions météorologiques« .

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