Société. Affaire Bygmalion : Sarkozy renvoyé devant la justice

La Cour de cassation a rendu ce mardi après-midi sa décision sur l’ultime recours de Nicolas Sarkozy pour échapper à son procès pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012.

Poursuivi pour « financement illégal de campagne électorale », l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy n’échappera pas à un procès dans le cadre de l’affaire Bygmalion, comme il l’espérait.

Depuis plus de deux ans, Nicolas Sarkozy et treize autres personnes mises en examen dans l’affaire Bygmalion tentent d’éviter un procès. L’ancien chef de l’État avait déjà été sanctionné financièrement en 2012 pour cette même affaire et estimait ne pas pouvoir être jugé deux fois pour les mêmes faits. Il avait même déposé une question prioritaire de constitutionnalité à ce sujet, QPC rejetée par les neuf sages. Les magistrats de la Cour de cassation ont donc choisi de distinguer la sanction financière de la sanction pénale, à laquelle Nicolas Sarkozy avait échappé.

En 2013, ses comptes de campagne avaient été rejetés à cause d’un dépassement de 363 615 euros qu’il avait dû rembourser. Une sanction prononcée avant la révélation un an plus tard 2014 du système Bygmalion.

Un mécanisme avec lequel de fausses factures étaient rédigées par la société Bygmalion, permettant à Nicolas Sarkozy de dépasser de plus de 20 millions d’euros le plafond des dépenses autorisées par la loi pour chaque candidat à l’élection présidentielle. Et d’ainsi organiser de nombreux événements de campagne lors de la course aux présidentielles en 2012.

L’ancien chef de l’État comparaîtra donc bien devant le tribunal correctionnel et risque une peine d’un an de prison et 3 750 euros d’amende.

Texte : Hortense Crépin avec AFP
Infographie : Guillaume Mazoyer

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