VIDEO. Un an de prison pour avortement : le débat autour de la sexualité des femmes au Maghreb relancé

La journaliste marocaine Hajar Raissouni a été condamnée, lundi 1er octobre, à un an de prison, pour avortement et “débauche”, c’est-à-dire pour “relations sexuelles hors mariage”. Sa condamnation provoque l’émoi à travers le monde.

Après avoir été interpellée à la sortie d’une clinique médicale ou elle affirme avoir reçu un traitement pour une hémorragie interne et avoir subit un examen médical forcé, Hajar Raissouni était détenu depuis le 31 août. Son fiancé et le personnel du cabinet de sa gynécologue avait aussi reçu des peines de prison précédemment.

La journaliste au quotidien Akhbar Al-Yaoum a déclaré qu’elle ferait appel de la décision. La journaliste soutient que les preuves ont été fabriquées et dénonce un procès politique. La marocaine de 28 ans est également la nièce de deux marocains influents, Ahmed et Souleymane Raissouni. Le premier est un intellectuel conservateur et le second est le rédacteur en chef du quotidien pour lequel Hafar travaille, un journal reconnu pour ses prises de position contre les autorités.

Plusieurs ONG et médias s’étaient déplacés pour le procès. À la sortie du tribunal, plusieurs personnes venues la soutenir se sont indignées du jugement.

Vidéo : Myriam Attia

Texte : Sandrine Gagné-Acoulon avec RTL et Le Monde

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