Environnement. Fin du plastique à usage unique en Inde

Sacs, gobelets, pailles et bouteilles en plastique sont désormais interdits en Inde. Troisième plus gros pollueurs derrière la Chine et les États-Unis, le pays a en effet proclamé une loi prohibant l’utilisation de plastiques à usage unique dès ce mercredi 2 octobre. Révolution écologique ou chimère politique ? Retour en chiffres avec le Chemin du Nord.

  • Entre 5 et 10% de réduction 

Selon le site d’information France Info, cette interdiction devrait réduire de 5 à 10% la consommation annuelle de plastique dans le pays. En juin 2018, une interdiction similaire a été mise en place dans l’État du Maharashtra, dont Bombay est la capitale. Cela a entraîné une baisse de 9 à 10% de la consommation.

  • 4 000 villes et 600 000 villages 

Depuis l’annonce de cette décision, environ 4 000 villes et 600 000 villages ont organisé dans leurs rues une vaste opération de ramassage des déchets plastiques. Cela fait suite à une campagne lancée par le gouvernement parallèlement à la proclamation de la loi.

  • De 60€ à plus de 300€

Des amendes sont prévues pour chaque contrevenant. 60€ (5 000 roupies) pour la première incartade, le double pour la deuxième et plus de 300€ en cas de nouvelle récidive. La loi prévoit également une peine de prison pour les cas les plus extrêmes. 5 000 roupies représentent la moitié du salaire mensuel moyen en Inde.

  • 5,6 millions de tonnes

C’est la quantité de déchets plastiques générée annuellement par l’Inde, selon les données du gouvernement. Rien qu’à Bombay, 500 tonnes sont créées chaque jour, d’après le rapport annuel de PlasticsEurope (2018). Pour rappel, 299 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde.

  • 60 mètres

C’est la hauteur de la plus grande décharge à ciel ouvert d’Inde, située dans la banlieue orientale de la capitale indienne, New Delhi. Pour comparaison, l’Arc de triomphe mesure 50 mètres de haut. Les détracteurs de cette nouvelle loi interdisant le plastique reprochent aux autorités de ne pas avoir privilégié, en amont, une solution durable pour le recyclage.

Antoine MORIN


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